1 AnimSNE Equipement

SNE

Canal public / Escalade

Syllabus de formation
Ces fiches forment le contenu du syllabus technique à enseigner par les cercles organisateurs lors de la formation Animateur SAE et SNE.

Ces fiches sont à la disposition de tous les grimpeurs qui souhaitent s'informer et améliorer leur niveau MAIS, l'escalade est un sport à risques où une erreur technique peut causer de graves blessures : n'apprenez PAS UNIQUEMENT dans les livres ou sur le net, formez-vous dans les cercles du CAB et/ou par des moniteurs brevetés et recyclés!

Les fiches peuvent être imprimées et photocopiées pour un usage personnel en conservant la mention Club Alpin Belge (en pied de page). Ces fiches sont régulièrement améliorées (voir date de mise à jour).

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11. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 11 de 22 1 m arrêtée sur 5cm engendre une décélération de 21 G soit 1648 daN. La sangle peut tenir, mais le seuil d’occurrence lésionnelle de 600 daN e st nettement dépassé. Il faut aussi tenir compte de la masse : s’il s’agi t d’un grimpeur de 40 kg, 1 G équivaut à 39,2 daN et dans le cas d’une chute de 2 m, 41 G donnera 1607 daN, la sangle pourra tenir, mais le seuil d’occurrence lésionnelle est également dépass é. Même pour une chute d’1m, la valeur reste de 823 daN. Si on prend un allongement égal à moins de 1 % pour un câble, les valeurs deviennent énormes et si le câble va résister sans problème, la force choc occasionnera avec certitude des lésions, même pour des petites chutes de facteur 0,5 (chute de 50 cm avec un câble d’1m : force choc de 51 G !). Il faut cependant relativiser les calculs pour les « petites » distances. Sur internet, on peut voir des vidéos avec rupture de sangle suite à des chutes de facteur 2 ! b) Cordelette Selon la norme EN 564, une cordelette est une corde constituée d’une âme et d’une gaine, destinée à supporter des efforts (charge statique), mais pas à absorber de l’énergie (chute). La résistance minimale statique de la norme est foncti on du diamètre. Les valeurs garanties par les fabricants sont souvent supérieures. Une cordelette a un allongement nettement inférieur à celui d’une corde dynamique et la force choc sera donc im portante et pourrait conduire à la rupture si elle est soumise à une chute de facteur supérieur à 1. Diamètre 4 mm Norme Min 320 daN Fabricant 400 daN 5 mm 500 daN 650 daN 6 mm 720 daN 810 daN 7 mm 980 daN 1170 daN 8 mm 1280 daN 1530 daN On constate que les plus grosses « cordelettes » on t un diamètre très similaire à des cordes d’escalade, mais elles n’en sont pas. Ces « longues » cordelettes peuvent servir à hisser les sacs dans les big walls ou comme brin pour récupérer un rappel. Il existe des cordelettes en Dyneema (en réalité âme Dyneema et gaine nylon) et en Pure Dyneema qui sont très résistantes en charge statique (1800 daN pour Dyneema en 5,5 mm), contre l’abrasion et les UV. Attention cependant ces cordelettes sont très statiques et en cas de ch ute peuvent engendrer des forces choc si importantes qui peuvent mener à la rupture ! Le Dyn eema a aussi un coefficient de friction beaucoup plus faible que le nylon, ce qui a des con séquences sur la tenue des nœuds (nœud de pêcheur triple ou même quadruple au lieu de double) . Pour terminer le Dyneema a un point de fusion beaucoup plus faible (145 °C) que le nylon ( 230 °C). La cordelette en « pure dyneema » est donc à proscrire pour les autobloquants, celle en « Dyneema » convient très bien puisque la gaine est en nylon. Comme pour les cordes statiques, il est conseillé d e tremper les cordelettes Dyneema pendant 24 hr avant utilisation afin de dissoudre un « enduit » provenant de la fabrication, puis de les sécher à l’abri d’une source directe de chaleur. Elles ser ont ainsi plus « souples ». Un moyen d’assouplir les cordelettes (notamment les anneaux prussik) sans en diminuer la résistance, est de faire glisser la gaine sur l’âme et de couper quelques cm de l’âme avant de resouder la gaine. Il y a ainsi proportionnellement plus de gaine, la cordelette est légèrement plus gonflée et gagne ainsi en souplesse. Il existe aussi des cordelettes en Kevlar (âme) ave c une résistance de 2200 daN pour un diamètre de 6 mm. La rigidité naturelle du Kevlar et sa mauv aise résistance aux pliures répétées lui ont donné mauvaise réputation pour un emploi en autoblo quant. La technologie a évolué et maintenant existent sur le marché (Edelrid notammen t) des cordelettes Kevlar tout-à-fait adaptées aux autobloquants, d’un diamètre de 5 ou 6 mm, cousues et même avec un tressage plus souple pour cet emploi particulier. Même remar que que pour le Dyneema concernant son caractère statique.

10. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 10 de 22 sur une sangle achetée au mètre avec le nombre de c outures d’un anneau de sangle cousu. Il faut alors confectionner soi-même un anneau en nouant le s deux extrémités au moyen d'un nœud de sangle. La résistance d'un anneau noué est cependan t moindre à cause du nœud (env 1700 daN avec la même sangle qui, cousue, résiste à 2200 daN ). Il existe aussi des sangles étroites en Dyneema (en réalité constituée de Dynema + nylon), beaucoup plus étroites (entre 6 et 15 mm) qui ont à peu près la même résistance que les sangles plus larges en n ylon. S’il s’agit d’une sangle tubulaire , on peut aussi l’utiliser pour faire un nœud autob loquant grâce à sa souplesse (éventuellement faire 1 ou 2 tours de plus vu le co efficient de friction moindre du Dyneema). Avec une sangle plate , même fine, le nœud risque fort de glisser. Attention ces sangles sont très statiques (encore p lus que celles en nylon) et ne peuvent en aucun cas être soumises à un choc. Avec des sangles, surt out en Dyneema, la force choc peut rapidement atteindre et dépasser 1500 daN, occasion nant des lésions importantes ou même la rupture de la sangle. Approche « calculée » de la force choc suite au fre inage d’une chute Un corps qui chute emmagasine une énergie cinétique (E=1/2 M*v2), donc fonction de sa masse et de sa vitesse, celle-ci dépendant directem ent de la durée à laquelle le corps est soumis à l’accélération et donc de la hauteur de la chute. Pour stopper la chute et absorber cette énergie cinétique, il faut appliquer un freinage (d écélération) dont l’importance dépend de la distance sur laquelle on stoppe la chute. Par exemp le un corps tombe pendant 4 secondes et subit donc l’accélération de la pesanteur (G) penda nt ce laps de temps. Si on veut stopper la chute en 2 secondes, il faudra appliquer une décélé ration double de celle de la pesanteur (2G) + une décélération égale à celle de la pesanteur (1 G) pour annuler l’effet de la pesanteur qui continue bien sûr à agir sur le corps, donc au tota l une décélération de 3 G. Cela est approximatif car en réalité, la décélération sera p rogressive : plus la corde s’allonge, plus elle « résiste » à cet allongement et donc la force de f reinage augmente, mais aussi plus l’énergie cinétique diminue et moins il faut de force de fein age. Il y a donc un pic qui est la force choc maximale, c’est la valeur de ce pic qui est importa nte et qui est mesurée. La quantité d’énergie est constante, la quantité d’ énergie cinétique gagnée est donc égale à la perte d’énergie potentielle. Comme l’énergie potent ielle est fonction de la masse et de la hauteur, elle est plus facile à « calculer » que l’ énergie cinétique car elle est basée sur une distance et non une vitesse qui varie sans cesse en fonction de l’accélération. En approximation , au lieu de faire le rapport entre les durées de c hute et de freinage, on peut donc faire le rapport entre la hauteur de la chute et la distance sur laquelle elle est stoppée. Il faut donc appliquer une décélération égale à G mult ipliée par le rapport entre la hauteur de la chute et la distance sur laquelle la chute est frei née et stoppée + une décélération égale à 1 G pour annuler la pesanteur qui continue à agir penda nt l’arrêt de la chute. Avec une corde qui peut s’allonger de 40 %, on a des distances de frei nage importantes : par exemple si une chute de 5 m est stoppée sur une distance de 2 m en fonct ion du dynamisme de la corde et de la longueur disponible, le rapport entre la hauteur de la chute (accélération) et la distance de freinage est de 2,5. Il faudra donc appliquer une d écélération de 2,5 fois la valeur de l’accélération terrestre (=1G) soit 2,5 G + 1 G pou r annuler la pesanteur toujours active. Pour une masse de 80 kg, 1 G équivaut à une force de 78, 5da N, donc 3,5 G correspond à une force de 275 daN qui est la force choc ressentie lors du freinage de cette chute. Pour une chute stoppée par une sangle ou une corde statique, l’allongement est très limité et donc à la fois la durée de freinage et la distance sont très réduites. En supposant qu’une chute de 2m (facteur chute 2 pour une sangle d’1 m) soit bloquée sur 5 cm (soit un allongement avant rupture éventuelle de 5 % sur un anneau de sangle c ousu d’1m), cela donne un rapport de 200/5 =40. Il faudra donc appliquer une décélératio n de 40 G + 1 G = 41 G. Pour une masse de 80 kg, 41 G équivaut à 3218 daN, soit une ruptur e garantie de la sangle. Même une chute de

12. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 12 de 22 c) Longe Une longe est un accessoire qui vous permet de vous attacher rapidement à un point d'ancrage et ainsi de vous auto-assurer (« se mettre en perso nnelle » ou « se vacher »). Attention pour la Via Ferrata, il est indispensable d’utiliser des lo nges spécifiques (norme EN 958) vu le facteur chute potentiellement très important (facteur 5 ou 6). Le reste de ce paragraphe ne traite pas des longes Via Ferrata (voir chapitre 9). Une longe Via Ferrata ne convient pas comme longe personnelle en escalade. Il est possible d'acheter des longes toutes prêtes réalisées avec une corde dynamique (avec ganses cousues donc sans perte de résistance due au nœud) et de différentes longueurs qui se placent dans les 2 pontets du baudrier au moyen d'u n nœud de tête d'alouette. Elles ont généralement une résistance de 2200 daN et peuvent même supporter des chutes de facteur 2. Beal a développé une longe intéressante et d’encomb rement réduit, la Dynaconnexion qui donne 2 points d’attache à 40 et 80 cm, pratique po ur les relais et les descentes en rappel. Une chute facteur 2 provoquera cependant une force choc de 950 daN ! Il est aussi possible de confectionner soi-même une longe en utilisant une corde dynamique à simple (PAS une corde à double ni une corde semi-statique ) de 2m50, de façon à avoir une longe d’une longueur utile d’1m25 en tenant compte des nœ uds. Il est préférable de la fixer au moyen d’un nœud en huit dans les 2 pontets comme la corde d’escalade plutôt que dans l’anneau central. La résistance d’une longe est de 1200 à 17 00 daN selon la corde choisie, en tenant compte des nœuds, ce qui est généralement suffisant . Le nœud idéal du côté mousqueton est le demi-pêcheur double coulant qui a l’avantage de serrer le mousqueton pour une tenue égale ou supéri eure au nœud de huit. Quitte à avoir une longe, autant qu’elle soit réglable. Petzl a développé une longe (Connect Adjust) règlable grâce à un bloqueur « Adjust » monté sur la longe cousue. Elle tient 5 chutes facteur 2 de 80 cm. Vous pouvez aussi construire votre longe en utilisa nt une plaquette slyde ( attention au montage correct, au diamètre de la corde et à ce que la cor de soit bien tendue dans le slyde) ou un petit bloqueur mécanique de type ropeman ou roll’nlock. D ans tous les cas, faire un nœud d’arrêt double à l’extrémité de la corde. Si vous faites fréquemment des rappels, il est auss i possible de confectionner une ganse supplémentaire pour attacher votre descendeur (voir paragraphe descente en rappel auto-assuré) au moyen d’un nœud papillon, éviter le nœud de huit directionnel qui n’est pas aussi sûr et se défait quand il est fait à l’envers). La fixer au baudrier, soit au moyen d’un nœud en huit (solution « permanente »), soit (c’est plus facile pour la mettre et la retirer), au moyen d’un nœud de tête d’alouette si vous faites un demi nœud de pêcheur double au travers du nœud papillon pour avoir une ganse (photo ci-dessus). Pareille longe est pratique, mais un pe u « encombrante ». Pour cette longe, il faut prendre une corde de 3m et même 3m50 pour la soluti on avec la ganse à placer en tête d’alouette. Vous pouvez aussi ne faire de nœud papillon sur vot re longe que quand vous l’utilisez pour un rappel, le reste du temps vous ne serez pas encombr é par un gros nœud devant vous MAIS la confection du papillon demande 50 cm de corde ! Si vous avez un bloqueur ropeman ou rollnlock, c’est aussi le moment de l’utiliser ☺ Même si elles sont confectionnées avec une corde dy namique, il ne faut pas monter au-dessus du point d'attache de la longe pour éviter un facteur chute trop important (les normes sont calculées

14. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 14 de 22 mousqueton avec un tour mort). Photo ci-contre. MAIS NE PAS SE TROMPER et la différence est assez minime avec la photo de la page précédente ! C’est donc à déconseiller car un momen t d’inattention et on a clippé le mauvais côté de la sangle ! Ce problème ne se présente pas avec la multi-chain où chaque anneau individuellement résiste à 2200 daN. L’attache se fait dans les deux cas avec un nœud de tête d’alouette idéalement dans les 2 pontets, ce noeud diminue la résistance à environ 1500 daN. La multi-chain de Climbing Technology dispose d’un pet it oeillet supplémentaire dans la ganse qui se place au baudri er. En passant l’extrémité de la ganse d’abord dans cette ganse et ensuite en y faisant passer le reste de la multi-chain (photo ci-contre), on garde une rési stance de 2200 daN. 5. Harnais d'escalade (mémento 189) Les harnais d'escalade doivent répondre à la norme EN 12277 (harnais complet, cuissard et torse). Il faut savoir qu’il n’y a pas de test de chute dynami que imposée par la norme, uniquement des tests statiques (1500 daN vers le haut et 1000 daN vers l e bas), ce qui est suffisant puisqu’en cas de chute , le harnais ne subit que la force choc maximale de la c orde dynamique. La plupart des chutes mènent à des forces choc entre 400 et 700 daN. Les normes EN 361 (harnais complet) ou 813 (cuissard) comprennent bien des tests dynamiques, mais concernent les harn ais antichute en industrie. a. Types de harnais Le harnais utilisé généralement en escalade n'envel oppe que la taille et les cuisses, c'est plus exactement un cuissard. En Belgique, on parle souvent de baudrier. Un harnais complet prend également le torse et les épa ules et restreint donc un peu la liberté de mouvement, mais son point d'attache plus haut permet de maintenir le corps en position verticale. Pour les enfants, on utilise ra le plus souvent un harnais complet : comme leurs hanches ne sont pas suffisamment marqué es, il y a un sérieux risque de glisser hors du baudrier en cas de retournement. So n point d'attache plus élevé limite également les risques de retournement. C’est aussi pour limiter le risque de retournement et de glisser hors du baudrier que le cuissard se porte au-dessus des hanches et n on comme un pantalon taille basse ! Le cuissard doit être adapté à sa taille (tour de t aille et tour de cuisse), il existe généralement en différentes tailles. Il existe auss i des cuissards pour collectivité qui peuvent être réglés à toutes les tailles aussi bien pour la ceinture que pour les cuisses, ils n'ont généralement qu'un seul point d' attache. b. Description du matériel La ceinture large et rembourrée se ferme grâce à la sangle de ceinture et sa/ses boucles de serrage. La présence de 2 boucles métalliques de se rrage permet de bien placer l'anneau central au milieu du corps. Les boucles des baudriers récen ts sont généralement automatiques. Si ce n'est pas le cas, il faut bien faire attentio n à ce que la sangle repasse une 3ème fois dans la boucle (retour ) après avoir été ajustée de façon à ce qu'elle soit bien b loquée sans risque de glisser.

21. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 21 de 22 L’amarrage en lui-même n’est pas considéré comme un EPI et la certification des amarrages n’est donc pas obligatoire. Les tests sont d’ailleu rs réalisés en laboratoire sur des amarrages placés dans des blocs de béton normé. Dans la prati que, les différents types de roche n’ont pas les mêmes caractéristiques que le béton, surtou t les roches calcaires et dolomitiques. Il faut aussi tenir compte des possibilités réelles of fertes par le rocher, de la présence de fissures, de trous, de cavités internes, et aussi d e l’évolution du rocher dans le temps. L’équipeur est tenu d’utiliser des matériaux reconn u comme valable selon les derniers développements techniques et une technique d’instal lation correcte pour tendre vers le meilleur résultat possible. Les plaquettes sont le plus souvent des ancrages « secs », c’est-à-dire qui tiennent par compression. Tandis que les broches so nt scellées avec une résine chimique spéciale. Dans les 2 cas, la résist ance offerte par le rocher dépend des dimensions du cône dont la hauteur est é gale à la profondeur de l’ancrage avec un angle au sommet d’environ 40 ° . La partie scellée dans le rocher doit être d’au moins 7 cm, de là un autre intérêt des broches Brouet Badre (N° 1 sur la photo de la page suivante ) dont la profondeur d’ancrage est de 10 cm, ce qu donne un cône de rési stance plus important. Avec une broche bien placée, c’est plutôt la solidi té du rocher qui est le point faible. Les broches utilisées fréquemment en Belgique et en France, type Cosiroc, fabriquées par les Ets Brouet Badre, offrent une ré sistance supérieure à la norme, mais ont un œil de 21 mm alors que la norme prévoit une ouverture de 26 mm. C’est le seul motif pour lequel elles ne satisfont pas à la norme (par ailleurs non obligatoire). Il existe aussi une broche Brouet Badre avec un œil de 27 mm, mais actuellement très peu de ces broches ont été placées. La qualité de la galvanisation à chaud est égalemen t excellente pour un emploi dans nos régions. Leur coût moindre et leur longueur légèrem ent plus grande que celle des autres broches explique le choix du CAB. ii. Ancrage de type piton (mémento pp 317 à 319) Les pitons sont considérés comme EPI et doivent sat isfaire à la norme EN 569 car dans l’esprit de la norme, c’est le grimpeur lui-même qu i place le piton pour assurer sa propre protection (il en va de même des coinceurs EN 12270 et coinceurs mécaniques EN 12276). Mais la norme ne concerne que les dimensions et la résistance du piton lui-même (qualité du matériau utilisé et de sa fabrication) et pas du tout sa tenue dans le rocher , ce qui finalement est le souci principal du grimpeur. Si c ertains pitons peuvent en pratique, selon la façon dont ils ont été plantés et selon la confi guration de la fissure, tenir 1500 daN ou même plus, cela est tout-à-fait invérifiable, même pour un grimpeur expérimenté. Il faut aussi tenir compte du temps depuis lequel le piton est en place, car un piton bien planté peut bouger suite aux facteurs naturels (T°, humidité, e tc.) et leurs effets aussi bien sur le piton lui-même (rouille) que sur la fissure dans laquelle il est planté. Il faut toujours traiter les pitons avec méfiance et ne pas considérer que leur tenue équivaut d’office à celle d’une broche ou d’une plaquette. Prudent ne veut pas dire « paranoïaque » ☺ b) Ancrages naturels (mémento p 220) i. Arbre, arbuste Si un arbre sain, bien enraciné et d’un diamètre de minimum 20 cm peut être considéré comme un ancrage très fort, il faut rester méfiant avec des arbres plus fins, des arbustes ... et des arbres morts. Au besoin placer la sangle le plus près possible du sol de fa çon à bénéficier au maximum de l’enracinement et limiter l’effet de lev ier. Quand c’est possible, passer la sangle en double et mousquetonner les 2 boucles plutôt que de faire une tête d’alouette qui diminue la résistance de

19. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 19 de 22 La norme EN 567 prévoit uniquement une traction statique de 400 daN cinq fois de suite sans déformation de l’appareil ni endommag ement de la corde. Des tests pratiques montrent un endommagement de la corde en fonction du diamètre aux alentours de 500 daN. Les bloqueurs sont certifiés pour des charges stati ques et non dynamiques. Ils retiendront certainement la chute, mais en end ommageant, avec une quasi-certitude, la corde, qui pourrait aller j usqu’à la rupture de la gaine et une glissade suite à l’effet chaussette (la gaine étant indépendante de l’âme, elle glisse sous le poids, le bloqueur n’étant solidaire que de la gaine). Remarque : pour un usage du bloqueur (norme EN567) en escalade auto-assurée ( usage qui n’est JAMAIS prévu par le fabricant ), il est préférable, pour diminuer la hauteur de c hute, de fixer le bloqueur directement au pontet ou au moyen d’une sangle la plus courte possible. Si la longueur de corde disponible pour absorber la chute est importante (soit la distance jusqu’à l’ancrage), la chute ne créera qu’une faible force choc qui ne devrait pas endommager la corde. Plus on se rapproche du point d’ancrage et plus la force choc augmentera avec possibilité d’endommager la corde si la force choc approche les 500 daN. De plus, les constructeurs conseillent fortement d’ utiliser 2 bloqueurs de type différent et à des hauteurs diffé rentes, l’un fixé au pontet et l’autre au baudrier avec une sangle + sangle torse pour le maintenir au-dessus de l’autre bloqueur. Attenti on, tous les bloqueurs ne conviennent pas et chacun a ses faible sses ! Une autre possibilité est aussi de grimper sur 2 cordes fixes (PAS une corde installée pour un rappel) avec un bloqueur différen t sur chaque corde. (Voir l’étude complète disponible sur le sit e Internet Petzl dont est tiré le croquis ci-contre). En fait, aucun fabricant ne veut ainsi assumer le risque « d’accident » avec l’emplo i d’un bloqueur pour une escalade auto- assurée, cela devient donc de la responsabilité de l’utilisateur, à ses risques et périls ! Pour bloquer une chute, il faudrait plutôt se tourn er vers un antichute mobile (pas de norme « sportive », uniquement une norme « industrie » EN 353-2) qui doit pouvoir suivre l’utilisateur dans tous ses déplacements sans intervention manuel le, mais bloquer en cas de chute (vitesse de déplacement plus grande qu’un déplacement normal). Ces antichutes mobiles doivent pouvoir retenir une chute avec l’utilisateur situé au-dessu s de l’appareil d’une longueur égale à celle de sa longe (facteur chute 2). La norme industrie EN 1 2841 (type B dispositif d’ascension – travaux en hauteur) prévoit aussi le blocage d’une chute dynamique (facteur de chute 1, masse de 100 kg). L’ anti-chute Monitor de Beal qui répond aux normes 353-2 et 12841 pourrait de par sa légèreté (170 gr) être intéressant en escalade. L’équivalent Petz l (Asap lock) pèse 425 gr. Il n’est certifié que pour des cordes de 11 à 13 mm puisqu’il a été développé pour le travail, mais de par sa construction, il de vrait être aussi efficace sur des cordes à simple classiques. Par comparaison, un bloqueur de type rollnlock ne pèse que 80 gr, un ropeman 60 gr et un tibloc 39 gr MAIS il s’a git de bloqueurs et non d’anti-chutes ! ATTENTION : ces antichutes ne se bloquent qu’en cas de chute et de sollicitation UNIQUEMENT sur le mousqueton d’attache. Si en tomba nt vous vous tenez à l’antichute, il ne bloquera pas, contrairement à un bloqueur qui ne pe ut glisser vers le bas. Le shunt est un bloqueur particulier qui fonctionne sur deux cordes de même diamètre . Il est principalement utilisé pour l’auto-assurag e lors d’un rappel. Il peut également être utilisé sur une seule corde pour autant qu’il s’agisse d’une corde de diamètre compris entre 10 et 11 mm . Sa forme lisse est moins agressive pour la gaine des cordes que les autres bloqueurs qui fo nctionnent sous le principe de la gâchette, mais on peut avoir un léger glissement av ant blocage, ce qui par ailleurs

9. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 9 de 22 ii. Le mousqueton supérieur (celui qui est placé dans l a broche) a un doigt droit alors que le mousqueton inférieur a généralement un doigt courbe pour faciliter le placement de la corde. NE PAS faire le contraire ! iii. Lors de la confection des dégaines, on dispose géné ralement les ouvertures des deux mousquetons du même côté. On sait ainsi automatique ment, en plaçant le mousqueton supérieur dans la broche, de quel côté se trouvera l'ouverture du mousqueton inférieur (voir paragraphe sur le défilement de la corde lors du mousquetonnage). Dans cette disposition, avec une sangle large et des mousqueto ns avec une forte courbure sur le petit côté, les fibres de la sangle ne sont pas sollicité es de façon égale sur leur largeur, ce qui les affaiblit et augmente l’usure d’un côté. C'est le m otif pour lequel certains disposent les mousquetons avec les ouvertures opposées. Avec des fines sangles, le problème ne se pose pas. L'important est que toutes les dégaines que vo us avez sur votre baudrier soient montées de la même façon et que chacun se fasse son habitude. iv. Le mousqueton inférieur est généralement bloqué sur la sangle grâce à un caoutchouc (string). Il faut bien veiller à ce que le mousqueton passe bien dans la sangle et non seulement dans le caoutchouc ! Le but est de maintenir le mousqueton bien solidaire de la sangle malgré les m ouvements de la corde lors de l'escalade et d’éviter qu’il ne se place sur le petit axe. Les strings qui recouvrent entièrement la sangle permettent aussi d e diminuer l’usure par frottement contre le rocher. v. Le mousqueton supérieur ne peut jamais être fixé de cette façon, afin justement que les mouvements de la corde puissent être absorbés s ans que le mousqueton ne risque de se retourner ou pire de se mettre sur le petit axe. Ne jamais intervertir les mousquetons : celui du haut qui se place dans les plaquettes peut prése nter des petites bavures car l’acier de la plaquette est plus dur que celui du mousqueton. Si vous le placez en bas, la corde pourrait s’abîmer sur ces bavures. vi. Il est conseillé d’avoir des dégaines de longueurs différentes de façon à garder le trajet de la corde aussi rectiligne que possible et éviter le tirage. Vous p ouvez également monter quelques dégaines de 30 cm « ajustables » avec une sangle de 60 (ou autre longueur). Confectionné comme ci-contre (reprendre les 2 ganses dans le mousqueton à doigt courbe), il suffira pour rallonger la dégaine, d’enlever le mousqueton à doigt courbe et de le clipper dans une des 3 boucles pour avoir une longue dégaine. 4. Sangles, cordelettes et longes (Memento pp 184 – 18 5) a) Sangle Selon la définition de la norme EN 565, la sangle e st une bande textile longue, étroite et plate destinée à supporter des efforts, mais non destinée à absorber de l’énergie (suite à un choc). Elle doit résister à m inimum 500 daN. La norme EN 1492 concerne les élingues plates utilisées en indu strie pour le levage avec des normes de résistance différentes. Les sangles utilisées en es calade servent principalement à relier les points d'ancrage ou à être placées autour d'un arbr e, becquet, lunule, etc. Les sangles en nylon sont de type tubulaire (souple ) ou plat (plus rigide et robuste) de largeur généralement de 20 à 45 mm et de résistance variant de 1000 à 2200 daN (sangle simple). Le plus souvent, on achète un anneau de sangle fermé d e 40 à 240 cm généralement en largeur de 18 ou 20 mm. Cousues, elles ne présentent qu'une lé gère surépaisseur au niveau de la couture et résistent à 2200 daN (sangle fermée, anneau norme E N 566). Elles peuvent aussi être achetées au mètre. Pour la sangle achetée au mètre, il y a u n fil témoin par 500 daN de résistance, une sangle résistant à 1500 daN aura donc 3 fils témoin s. Ne pas confondre le nombre de fils témoins

18. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 18 de 22 e) Les freins d’assurage à freinage assisté avec flasq ue mobile (type grigri, eddy, cinch,...) Ils n’existent que pour corde à simple et ont donc certaines limitations, mais leur fonction autobloquante reste très intéressante, également en falaise. Ils sont idéaux pour assurer en moulinette. Pour l’assurage du premier il faudra s’ habituer à donner le mou sans provoquer de blocage de la corde (ils n’aiment pas les cordes de plus de 10,2 mm, mais pas non plus les cordes « trop » fines). Bien vérifier la notice du fabricant. Pour assurer un second au relais, on peut aussi les accr ocher directement au relais et avoir le blocage automatique du second tout en gard ant un déblocage très aisé, attention à ce que le levier soit bien du côté exté rieur du rocher. Pour le rappel, comme ils ne permettent de descendre que sur un seu l brin, il faudra bloquer le second brin. f) Une aide à l’assurage en cas de forte différence de poids (Edelrid Ohm) Un nouvel appareil vient d’être mis au point qui n’ est pas un système d’assurage en soi, mais un appareil supplémentaire à placer par le premier de cordée sur la première dégaine et qui permet d’a bsorber une partie du choc suite à la chute du premier et donc de diminue r le choc sur le second. Avec une différence de poids de plus de 30 %, une c hute du premier plus lourd peut avoir des conséquences importantes pour le second plus léger. L’usage nous dira ce qu’il en est et s’il est réell ement efficace, sans augmenter le tirage pour le premier. g) Synthèse sur les assureurs/descendeurs Tous les appareils permettent de remplir correcteme nt la fonction pour laquelle ils ont été développés, mais, comme on dit, certains mieux que d’autres. Au niveau sécurité, les appareils avec une fonction de freinage offrent indéniablement un plus en garantissant un blocage (pour autant que le brin fr einant soit tenue en main). On peut leur reprocher de diminuer la possibilité d’assurage dyn amique (mais les qualités des cordes modernes sont souvent suffisantes sans assurage dyn amique) et aussi de favoriser le manque d’attention et la négligence de tenir fermement le brin freinant sous le prétexte que cela bloquera quand même. Les modèles à flasque mobile sont très sécurisants pour une escalade en salle ou en moulinette, mais ils ne permettent que la descente sur un seul brin. Les derniers modèles de type seau avec un œil suppl émentaire pour l’assurage du second et une fonction autobloquante semblent garantir un maximum de sécurité tout en permettant toutes les manœuvres en grandes voies. Le facteur poids peut ê tre pris en compte, mais certains modèles sont quasiment aussi légers que les classiques « re verso ». Il faut un peu s’habituer à leur maniement, mais cela vient assez vite. 9. Bloqueurs mécaniques et poulies a) Bloqueurs mécaniques (EN 567) (basic, mini et micro traxion, duck, rollnlock, ropeman, tibloc, ...) Il est bien sûr possible de réaliser des autobloqua nts avec des cordelettes, mais l’avantage des bloqueurs mécaniques est leur rapidité de mise en p lace et leur caractère statique (pour les nœuds autobloquants, il y a toujours une partie de l’effort exercé qui est absorbé par l’élasticité et l’allongement de la cordelette). La plupart des bloqueurs mécaniques fonctionnent su r une seule corde selon le principe de la gâchette qui est entraînée par le frottement de picots ou de cannelures. Certains bloqueurs sont pourvus d e poignées pour faciliter leur préhension (remontée sur corde fixe, halage de matériel, etc.), d’autres sont beaucoup plus petits et servent surto ut dans les cas d’urgence.

17. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 17 de 22 pouvoir retenir la chute de votre premier ou d’y la isser la peau de vos mains). Il est conseillé de porter au moins un gant sur la main freinante pour assurer. Pour assurer un second au relais, il faut toujours le faire en gardant le huit au niveau de son anneau central et assurer le second via un point de renvoi au relais. Une firme française a développé le SFD8 (sorte de d ouble huit) qui améliore son utilisation en tant que descendeur (bl ocage, autoblocage, etc), mais pas en tant que système d’assurage. Une autre firme française a développé le neuf qui est un huit « amélioré » av ec un meilleur blocage (répond aussi à la norme 15515-1 blocage as sisté), mais cela ne change rien au niveau de l’assurage d’un second à u n relais qui doit toujours se faire via un point de renvoi. b) Les freins d'assurage « simples » de type tube ou p anier Pour assurer un premier ou en moulinette, ils donne nt un meilleur freinage que le huit. S'ils sont équipés de 2 gorge s, la descente en rappel est possible et ils vrillent moins les corde s. Ils ont la même limitation que le huit pour l'assurage d'un second au relais, c’est-à-dire qu’i ls restent accrochés à l’anneau central et le second est assuré via un point de renvoi. c) les assureurs de type tube ou panier, mais pourvu d 'un œil supplémentaire (reverso, ATC Guide, Toucan, piu, plaquettes, ...). Ils offrent les mêmes possibilités au niveau rappel , assurage d’un premier et assurage en moulinette, mais l’œil suppl émentaire permet d’accrocher le système directement au relais et d’assurer un ou deux seconds avec un blocage automatique des cor des des seconds. Ce sont les systèmes actuellement les plus utilisés et recommandés. Il faut cependant savoir que selon le modèle, il sera plus ou moins facile de donner du mou au second qui pend sur la corde. d) Les assureurs utilisant le principe du tube, mais a vec une fonction auto freinante (click up, alpine up, micro et mega jul, smart, smart alpine ou tre) Tous ces appareils ont à peu près les mêmes fonctio nnalités à savoir un blocage semi-automatique lors d’une chute et un rap pel autobloquant. Dans les click up et alpine up (Climbing Technology , les 2 appareils du haut), la fonction autobloquante est obtenue par le glisse ment du mousqueton de l’autre côté de l’ergot. Cela nécessite impérativement d’employer le mousqueton type Concept, généralement fourni avec l ’appareil. Dans les 2 autres modèles, le blocage se fait plutô t par basculement de l’appareil. Le mega jul (Edelrid, photo du centre) convient pou r les cordes de 7,8 à 10,5 mm tandis que le micro jul convient pour les c ordes de 6,9 à 8,9 mm. Il semble que certains mousquetons ne conviennent p as et l’usage des mousquetons HMS Strike FG et Strike Slider FG (Edel rid) est recommandé. Le smart pour corde à simple et smart alpine (Mammu t, appareil en bas) pour les cordes à double, fonctionnent comme le jul . Le smart alpine existe en 2 largeurs : cordes de 7,5 à 9,5 et de 8,9 à 10, 5 mm. Il faudra un temps d’adaptation pour assurer correc tement avec ces appareils. Le rappel est également autobloquant et il faut bas culer l’appareil pour permettre la descente, ce qui se fait par un levier sur l’alpine up, via l e nez du smart et l’anneau du jul. Le tre n’est plus commercialisé, mais certains grim peurs en ont encore. Il est à remarquer que l’alpine up, le jul ont reçu la certification 15151-2 « freinage manuel » et non 15151-1 comme le grigri.

20. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 20 de 22 dynamise un peu l’absorption éventuelle d’une chute . Placer une fine cordelette dans le petit trou à l’arrière du levier, permet de le débloquer plus facilement. Contrairement aux autres bloqueurs qui bloquent mêm e quand on les tient en main, le shunt se comporte comme un nœud autobloquant et ne se bloque ra pas si vous le tenez ou même s’il frotte contre le rocher, il faut absolument que la traction se fasse uniquement sur le levier. L’utilisation du shunt en escalade auto-assurée est dès lors très dangereuse, il peut suffire de toucher le shunt pour qu’il ne se bloque pas. Le sh unt aura également parfois des difficultés à se bloquer sur une corde très tendue, par exemple sur un mouflage. b) Poulie (EN 12278) Il s’agit d’un ensemble d’un ou plusieurs réas (rou e à gorge) qui permettent de diminuer la friction lors du mouvement de la corde en charge. Les poulies servent principalement pour les manœuvres de sauvet age car on peut estimer que le frottement de la corde sur un mousqueton ave c un angle de 180° (comme pour une moulinette) absorbe près de 50 % de la force. Il existe un mousqueton dit « revolver » avec une m inuscule poulie incorporée. Dommage que sa forme rende son usage difficile pour le faire tourner dans une broche ou une plaquette. Le Rollclip de Petzl est à cet égard plus maniable, mais aussi plus volumineux, l’épaisseur de la virole emp êche de le retourner dans des appareils du type bloqueur et donc de l’employer da ns cette configuration. c) Poulie autobloquante (mini et micro traxion, rollnl ock, ) Il s’agit d’une poulie avec une fonction supplément aire qui empêche le défilement de la corde à contre-sens. Certains s ystèmes comme la traxion (mini et micro) ou le rollnlock répondent a ussi bien à la norme bloqueur (EN567) qu’à la norme poulie (EN12278). Pr atique en escalade pour certaines manœuvres d’intervention ou de sauvetage, à condition que son encombrement soit réduit car vous la porterez tout le temps pour vous en servir très rarement. 10. Points d’ancrage Les points d’ancrage utilisés en escalade sur SNE s ont généralement des points d’ancrage artificiels placés à demeure, mais on peut aussi de voir utiliser des points d’ancrage naturels. Nous ne traiterons pas ici des points d’ancrage amo vibles que le grimpeur peut placer lui-même comme coinceurs, friends, etc. (voir mémento pp 221 et 222) Le champ d’action de l’Anim SNE se limite aux falai ses équipées et aux voies d’initiation où il n’est, en principe, pas nécessaire d’utiliser de te ls points, à la différence des voies non équipées ou en TA (Terrain d’Aventure). a) Points d’ancrage artificiel en falaise La plupart des points d’ancrage en falaise sont du type broche ou plaquette, mais il n’est pas rare de trouver encore des pitons. i. Ancrage de type broche et plaquettes La norme EN 959 spécifie les exigences en matière d ’amarrage pour rocher : - en matière de résistance : tenir 1500 daN pour un e traction dans l’axe de la broche et 2500 daN pour une traction radiale ou perpendiculaire, - en matière de dimension de l’œil : il faut pouvoi r placer dans la broche une tige de 15 mm et au-dessus une tige de 11 mm (figurant un mousque ton et une corde), donc une ouverture de 26 mm - composition : tout l’amarrage doit être fait dans le même matériau (pour éviter la corrosion galvanique) et si l’amarrage est placé en milieu ma rin ou corrosif, il doit être fait dans un matériau résistant à la corrosion.

22. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 22 de 22 la sangle. Prendre une sangle suffisamment longue p our que l’angle d’ouverture soit au maximum de 60 ° (triangle de force chapitre 6 –rela is). Si la sangle est trop courte et même si ce n’est pa s l’idéal pour la résistance générale de la sangle, il est préférable de relier 2 anneaux de sa ngle par un nœud plat afin d’avoir une longueur suffisante. ii. Lunule ou bracelet de rocher Selon la qualité du rocher , il faut au moins un diamètre de 10 cm pour avoir un point fort. Passer la sangle en double et prendre les 2 boucles dans le mousqueton. Si vous ne pouvez faire passer qu’un brin, fermer l’anneau avec un nœud de sangle ou de pêcheur doubl e, mais si possible essayer de passer 2 fois un brin pour les fines cor delettes. iii. Becquet S’assurer qu’il est bien enfiché dans la masse du r ocher et donc de sa bonne tenue. Dans le cas d’un point de relais où vous restez sou s le becquet, vous pouvez passer simplement la sangle autour du becquet et bien rest er en tension sous celui-ci. Si vous utilisez un becquet pendant l’escalade, il faut enserrer le becquet (le « cravater ») sinon la sangle risquerait d’être éjectée par les mouvements de la corde. Pour cravater le rocher : s oit un cabestan (nécessitera une longue sangle), soit un nœud « cou lant » confectionné sur base d’un nœud en huit et raccourc ir la sangle si nécessaire (photo ci-contre avec le nœud de cravate et un nœud de huit pour raccourcir la sangle). Toujours mettre un e dégaine et non un simple mousqueton pour absorber les mouvemen ts de la corde et éviter de faire sauter la sangle au-dessus du becquet. c) Effet poulie (mémento p 200) Il est important de connaître cette notion car l’an crage peut dans certains cas subir une force double de celle que vous pensez. Si vous êtes simplement suspendu à un amarrage, ret enu par un nœud, la force exercée sur l’amarrage est égale à votre poids (c’e st le cas quand vous êtes en auto- assurance sur votre longe ou pour un rappel). Si vous êtes retenu à un amarrage par la corde tenu e par votre compagnon de cordée, celui-ci doit exercer une forc e égale à votre poids pour vous retenir (en omettant les frottement s) et l’amarrage subi donc le double de votre poids. En cas de chute , comme la force choc maximale pourrait être de plus de 1200 daN (la limite de 1200 daN de la norme ne s’appliquant qu’à une corde neuv e et à la 1 ère chute), l’effort sur l’amarrage pourrait atteindre 2400 daN ! C’est ce qui explique les valeurs de la norme EN 959. Une descente en moulinette donne une charge double sur l’ancrage. Si vous n’êtes pas certain de la résistance de votre p oint d’amarrage, descendez donc plutôt en rappel qu’en moulinette. Ceci est vrai en « statique », mais quand vous descendez, que ce soit en rappel ou en moulinette, la charge varie. Si ell e diminue quand vous descendez, elle augmente d’autant plus forteme nt quand vous ou votre assureur freinez brutalement. Toute l’énergie emmagasinée par votre descente, d’autant plus grande que vous desce ndez vite (énergie cinétique proportionnelle au carré de la vitesse), est freinée sur une plus ou moins courte distance et peut donner des fo rces bien supérieures à votre poids en rappel (cela peut dépa sser le double du poids) ou au double de votre poids en moulinette ! Raison de plus pour ne pas sauter ni freiner brutalement ☺

7. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 7 de 22 ii. Mousqueton à vis La vis sert de sécurité pour éviter l’ouverture acc identelle du mousqueton. Certains ont sur leur doigt un témoin de couleur rouge que l a bague vient masquer. Celui-ci indique à son utilisateur que la bague est bien fer mée.Attention à ne pas trop serrer la bague, il suffit de la mettre contre la butée. Ne pas visser ces mousquetons quand ils sont placés sur le porte-matériel. iii. Mousqueton automatique Pas de vis, mais un mécanisme de sécurité qui empêc he une ouverture accidentelle. Le mécanisme peut être à simple, doub le ou triple action. Un mousqueton à triple action est beaucoup plus sûr , mais plus difficile à manier qu’un à simple action. Pour une utilisatio n sécuritaire, il faut au minimum qu’il soit à double action. Il y a égale ment d’autres nouveaux systèmes de blocage comme le blocage au mo yen d’aimants ou par un double doigt s’ouvrant en opposition. Pour une utilisation « sécuritaire » au relais, sur une longe, avec un appareil d’assurage, pour un demi-cabestan, etc., il faut utiliser des m ousquetons « sécurisés » de façon à éviter une ouverture non désirée avec non seulement le ris que que la corde ne sorte ou le mousqueton se détache, mais aussi une grande perte de résistance (la résistance doigt ouvert étant souvent seulement de 700 daN). c) Types et formes de mousquetons Il est important de connaître les différents types de mousquetons car des débutants peuvent venir avec leur propre matériel et vous dev ez vous assurer qu'il est conforme. i. Connecteur général de type B (forme classique en D) C'est le connecteur de base qui peut être simple ou à vis. Son doigt de fermeture peut-être droit ou coudé et doit avoir une ouvertur e minimale de 15 mm. Sa résistance s'élève à 2000 daN minimum sur le grand axe doigt fermé, 700 daN sur le grand axe doigt ouvert et sur le petit axe. Cert ains mousquetons très légers ont un doigt constitué d’un double fil d’acier qui présent e moins d’inertie au choc qu’un doigt plein. Certains sont également de petites dim ensions, ce qui diminue le poids, mais la prise en main est plus difficile. C’est le mousquet on type pour les dégaines. Il est conseillé de regarder la résistance du mousqueton et de prend re ceux avec une résistance de minimum 2200 daN, soit la résistance de la sangle d e la dégaine. ii. Connecteur de type H ou HMS °(forme de poire) C'est un mousqueton à vis ou automatique en forme d e poire avec un côté beaucoup plus large. Le nom HMS vient de l’allemand " Half M astwurf Sicherung ", ce qui signifie assurage sur demi-cabestan. Son ouverture minimale est également de 15mm. Il doit résister à 2000 daN minimum sur le gr and axe doigt fermé, 600 daN sur le grand axe doigt ouvert et 700 daN sur le pet it axe (transversal). Pour le relais, preneze des mousquetons avec résistance de 2500 daN soit la résistance de la broche ou de la plaquette, sinon c’est le mousqueto n qui est le « maillon faible». iii. Connecteur de type K (formes diverses) C'est un mousqueton spécifique pour la " via ferrat a ", le K vient de « Klettersteig » qui est le mot allemand pour via ferrata. Il peut ê tre de forme basique, piriforme ou excentrée, il est de toute manière relativement asy métrique afin d'obtenir une grande ouverture du doigt (21mm au minimum) ainsi q u’un positionnement correct sur le câble en cas de chute. C'est un mousqueton q ui se verrouille obligatoirement par un système automatique généralement à double ac tion. Vu les caractéristiques d’une chute en via ferrata, la résistance est de 25 00 daN sur le grand axe et 700 daN sur le petit axe. Certains modèles ont un levier su r le long côté : en poussant ce levier contre le mousqueton, on libère le doigt qui peut alors être ouvert.

16. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 16 de 22 du chausson qui n’est pas soutenu par les orteils. C’est pour éviter cela qu’il est conseillé de chois ir une taille de chausson qui correspond à celle avec orte ils recroquevillés ... pour autant qu’on puisse le supporter ! 8. Systèmes d'assurage/descendeur Il existe actuellement un grand nombre de systèmes différents. Par facilité, voici un regroupement sel on leurs possibilités. Il est évident qu'il est imposs ible de tous les connaître, l'Anim SNE doit en tout cas maîtriser parfaitement le système qu'il utilise per sonnellement et au moins connaître les principes d'emploi des autres systèmes. Sur les sites Interne t des constructeurs, vous pourrez trouver les modes d’emploi des différents systèmes ainsi souvent que des vidéos explicatives. Il y a bien une norme EN 15151 assez récente (octob re 2012) qui traite des dispositifs de freinage : partie 1 avec blocage assisté (type grigri ou smart, jul, ...) et partie 2 avec freinage manuel (type tube ou seau). Selon la dernière liste des EPI publiée p ar l’UE (2013), seuls les systèmes de type 1 sont considérés comme EPI. Pour les types 2, comme il ne s’agit pas d’un EPI, il n’y a pas d’obligation légale de marquage CE. De toute façon, tous les sys tèmes sur le marché n’ont pas encore eu le temps de passer les tests. Il existe une norme EN341 qui concerne les descende urs, mais qui est d’application pour les travaux en hauteur et pas pour l’escalade. Comme il s’agit de pièces métalliques, leur durée d e vie est uniquement limitée par l’usure subie ains i que par le bon fonctionnement des éventuelles parti es mobiles. a) Le huit Même s'il n'est pas aussi « performant » que d’autr es systèmes plus récents, sa simplicité et son coût font qu'il reste encore fort utilisé et « util isable ». Même s’il est conseillé de passer à d'autres systèmes plus « modernes » offrant plus de possibilités, il faut savoir que le « huit poli » de Simond a reçu la certification EN15151 type 2. Il permet tout d'abord de descendre en rappel. Atte ntion avec des cordes « raides » ou si le huit vient se bloquer co ntre une arête, la corde peut se mettre en tête d’alouette ce qui bloq uera la descente et nécessitera une « intervention ». Certains « hui ts » sont munis de crochets pour éviter cela. La bonne méthode cons iste à placer la corde (ou les 2 brins de corde) sur le devant du huit pour des baudriers à 1 seul pontet (photo de gauche) ou du c ôté de la main freinante pour les baudriers avec anneau central. O n peut aussi ensuite la repasser dans le mousqueton ou dans un s econd mousqueton (si 2 brins) pour augmenter le freinage. Par contre pour assurer, on placera la corde sur l’arrière du huit (baudrier à 1 seul pontet) ou du côté opposé à la main freinante (baudrier avec anne au central) afin de faciliter le défilement de la corde (donc sans repa sser dans un autre mousqueton). Il permet de se bloquer assez facilement en faisant une clé en repassant la corde freinante entre l'appareil et la corde portante. Attention, en plein vide et si vous êtes assez lour d, il ne sera pas facile de défaire la clé. Par souci de séc urité, vous pouvez faire une seconde clé. Si vous avez pla cé un mousqueton supplémentaire, vous pouvez vous bloquer au moyen d’un nœud de mule sécurisé. Le principal défaut du huit en rappel est de vrille r assez fort les cordes. Il permet aussi d'assurer un second en « moulinette » et d'assurer un premier. Le glissement de la corde pour donner du mou n'est pas toujours facile, mais ne pas assurer avec la méthode « rapide » (corde passant dans le mousqueton et non autour du huit) car la force de freinage est très f aible et vous risquez de ne pas Rappel OUI Assur NON Rappel NON Assur OUI Blocage !

1. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 1 de 22 CHAPITRE 1 : L’EQUIPEMENT ET LE MATERIEL AVANT-PROPOS Ce syllabus est à utiliser conjointement avec le Mé mento UIAA édition 2013, chapitre escalade, dont les pages correspondantes au sujet traité seront in diquées. Contrairement au Memento qui est une synthèse, un aide-mémoire, ce syllabus se veut dans l’ensemble plus détaillé et surtout plus explicati f. On pourrait se demander pourquoi un Anim SNE doit c onnaître tous ces « détails », notamment pour l’équipement et le matériel : il doit non seulement connaître exactement et utiliser correctement son propre matériel, mais il doit aussi pouvoir juger s i le matériel qui est amené par un « débutant » est adapté ou non. Il doit pouvoir également conseiller ce dernier pour l'achat de matériel et l'utilisati on de celui-ci en lui donnant les principes de base. Fina lement, on n’applique bien que ce dont on a compris non seulement le « comment », mais aussi le « pourq uoi » ! Tout grimpeur qui se respecte doit aussi se tenir informé des évolutions en matière d’équipemen t. Ce syllabus reprend déjà pas mal d’informations. Remarques : Ce syllabus concerne les falaises équipées. Les tec hniques NE sont PAS directement transposables en terrain d’aventure et encore moins en alpinisme où les conditions sont différentes ! L’escalade est aussi une activité à risques et les techniques qui sont montrées dans ce syllabus doivent être appliquées par une personne compétente et formée, toute approximation ou erreur peut avoir de graves conséquences ! Avant d’utiliser tout équipement technique, il est indispensable de lire et comprendre la notice d’utilisation. Il faut aussi se familiariser avec c et équipement après une formation préalable à son utilisation. Toute utilisation non décrite dans la notice n’est pas garantie par le fabricant et peut éventuellement se révéler dangereuse, soyez prudent à cet égard et ne faites pas n’importe quoi. L’escalade comprend aussi d’accepter les risques in trinsèques à cette activité. 1. . NOTION EPI (Memento p 186) a) Définition EPI On appelle EPI – Equipement de Protection Individue lle - " tout dispositif ou moyen destiné à être porté ou tenu par une personne en vue de la pr otéger contre un ou plusieurs risques susceptibles de menacer tant sa santé que sa sécuri té ». Il existe donc des EPI pour la protection contre la noyade, le bruit, le froid, la chaleur, e tc. Les EPI en rapport avec alpinisme et escalade ont pour but de protéger des conséquences d’une chu te, mais il y a d’autres sports ou activités professionnelles (principalement travaux en hauteur ) pour lesquelles des EPI « protection contre les chutes » existent avec des exigences et donc de s normes différentes. Par exemple le harnais d’escalade doit répondre à la norme EN 12277 et le harnais pour les travaux en hauteur à la norme 361 ou à la norme EN 1497 pour un harnais de sauvetage. b) Norme et marquage CE Les Etats membres de l’UE ont ratifié en 1989 la di rective 686 qui oblige les EPI, pour pouvoir être mis sur le marché dans l’UE , à obtenir une certification "CE" (CE signifie : " Conformes aux Exigences"), certifiant qu’ils répondent aux ex igences reprises dans la norme CEN (Comité Européen de Normalisation) traitant de chaque type d’EPI. Cette directive est passée dans le droit belge par l’AR du 31/12/1992. Un nouveau règl ement européen a été approuvé par le Parlement et le Conseil sous le N° 2016/425 qui rem place la directive de 89, abrogée. Les points essentiels pour l’utilisateur des EPI contre les ch utes n’ont pas changé. Il faut savoir qu’hormis les cas où la loi oblige l’application d’une norme (comme c’est le cas pour les EPI), une norme n’est jamais obligatoire. L’établissement d’une norme est une approche principalement économique de la part des autorités. La certification de son produit à une norme est une démarche commerciale de la part du fabrican t. L’achat exclusif de matériel « aux normes » est une démarche volontaire du consommateu r qui veut s’assurer d’une « certaine » qualité (en fonction de ce qu’exige la norme).

13. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 13 de 22 pour un facteur chute 1 soit une chute à même hauteur que le point d’ancrage où est fixée la longe). Pour l’usage du roll’nlock ou du ropeman, l e fabricant spécifie bien qu’une chute de facteur supérieur à 1 pourrait provoquer une ruptur e de la corde ! Le mieux est de toujours garder la corde légèrement tendue ! Les facteurs d'usure sont les mêmes que pour les co rdes ainsi que la durée de vie. Une longe qui a subi une chute doit être mise au rebut. Même si une longe personnelle est pratique, elle n’ est pas du tout indispensable en escalade. C’est surtout pour la descente en rappel qu’elle est utile, mais une simple sangle peut la remplacer dans ce but (voir chapitre 7). Pour s’auto-assurer au relais, on peut toujours utiliser la corde d’escalade qui offre tous les ava ntages de la corde dynamique et n’a aucun encombrement. Il faut donc choisir entre les facili tés offertes par une longe et les désagréments de son encombrement. Pour terminer, des tests réalisés par la Fédération Française Spéléo montrent que pour la même corde, les forces chocs suite à des chutes sont tou jours plus élevées avec des longes cousues qu’avec des longes avec un nœud confectionné, même préalablement fortement serré à la main. Pour un facteur chute de 1, seules les longes avec nœuds (huit et demi-pêcheur double coulant) donne des forces chocs juste inférieures à 600 daN, les longes cousues aux 2 extrémités (mousqueton aux deux bouts) donnent des valeurs de 900 daN, les longes en sangle des valeurs de près de 1100 daN. Les dégaines ne sont pas des longes et ne devraient être utilisées à cette fin que dans des cas « exceptionnels » et UNIQUEMENT en restant en tension sur la dégaine . Prendre un facteur chute 2 sur une dégaine correspond en réalité à un facteur chute 4,7 car sur la dégaine de 27 cm de longueur, seule la sangle de 11 cm va pouvoir ab sorber le choc, alors qu’en plus elle est statique. Des tests Petzl ont mesuré qu’une chute d irecte d’une masse de 80 kg sur une dégaine peut engendrer une force choc de 1850 daN à la 1ère chute et même 2700 daN à la seconde ! La durée d’utilisation conseillée d’une longe est d e 5 ans, durée de vie de 10 ans. Cas particulier des longes en sangle avec œillets : deux types - le modèle daisy-chain confectionné d’une seule sang le mais un des 2 brins est cousu à distance régulière sur l’autre brin pour faire des œillets - le modèle multi-chain avec plusieurs anneaux de san gles cousus les uns dans les autres. Il s’agit dans les deux cas de sangle en Dyneema do nc extrêmement statiques. Elles offrent une résistance de 2200 daN et peuvent servir de longe « ajustable », mais dans le cas de la daisy- chain, la résistance de 2200 daN n’est valable qu’e ntre les 2 extrémités, la résistance de chaque œillet n’est que de 300 daN avant déchirure de la c outure. DANGER : voir dessins à droite :si le mousqueton est plac é correctement (dans un seul œillet et pas dans 2 œillets successi fs), en cas de déchirure de la couture, le mousqueton sera retenu par l’œillet suivant. Si le mousqueton est placé dans 2 œillets, il ne sera plus retenu ! Le même problème se présente si on raccourcit la da isy-chain en plaçant un œillet, du côté de la ganse, dans le mousqueton de l’ancrage : en cas de déchirure des différentes coutures, la sangle sortira du mous queton DANGER . Pour raccourcir la longueur : - soit on place un mousqueton supplémentaire au niv eau de l’œillet comme préconisé par le fabricant (après déchirure d es coutures, la sangle restera maintenue dans le premier mousqueton ) - soit on ne place pas l’extrémité de la sangle dan s le mousqueton, mais uniquement le seul œillet dans le mousqueton d e l’ancrage (même après déchirure de toutes les coutures, la sa ngle reste dans le mousqueton) – non illustré. - soit on place le côté plat de la sangle dans le mousqueton au lieu du côté de la ganse (après déchirure des coutures, la sangl e restera dans le

6. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 6 de 22 procède à des mouvements de pliage répétés pour déc eler les irrégularités de souplesse, signe de rupture au niveau de l’âme. Ces contrôles sont d’autant plus impératifs si vous recevez du matériel en prêt. - Si votre corde est sale, vous pouvez la laver à l ’eau claire et froide et la brosser avec une brosse synthétique. Des brosses rondes existent dan s lesquelles on enfile et fait coulisser la corde. On peut éventuellement la laver en machin e, mais sans savon, ni additif. Le séchage doit s’effectuer à l’abri de toute source d irecte de chaleur (jamais dans un séchoir). Les cordes doivent être stockées à l’abri de la lumière, des UV, de l’humidité et de la poussière et surtout ne jamais entrer en cont act avec des produits chimiques, graisses ou hydrocarbures (essence ou mazout). h) Durée de vie La durée d’utilisation dépend de la fréquence et du mode d'utilisation. Généralement cette durée d’utilisation se situe entre 3 et 5 ans (elle est donnée par le fabricant, maximum 10 ans chez Beal). Mais en cas d’utilisation intensive cet te durée peut être beaucoup plus réduite, de l'ordre de quelques mois ! La corde peut même subir des dommages irréparables dès sa première utilisation. La durée de vie totale (durée de stockage + durée d 'utilisation) ne peut pas excéder 10 ans (maintenant 15 ans chez Beal). Sachez qu'à l'usage, une corde grossit et peut perdre jusqu'à 5% de sa longueur, elle perd aussi de sa souplesse et de son élasticité. L’exposition aux rayons UV est une cause majeure de dégradation, évitez donc de laisser les cordes inutilement au soleil et surtout derrière la vitre de votre voiture (le verre arrête les UV de type B, mais pas les UV de type A !). La couleur d’un fil témoin du centre de l’âme perme t de connaître l'année de fabrication d'une corde, mais attention cette couleur dépend du fabriquant : voir sur Internet i) Pliage de la corde La corde peut être simplement mise en tas dans un s ac à corde (le plus pratique pour les voies d’une longueur). Pour les voies de plusieurs longue urs et les marches d’approche, il est préférable de lover la corde pour la porter plus fa cilement. Le plus facile pour porter une corde à simple est de la lover en couronne (memento p179) et de la porter en bandoulière. Le lovage en « oreilles de cocker » ne maintient pas a ussi bien la corde, mais il est plus facile à exécuter et a moins tendance à vriller la corde. Po ur une corde à double, la lover en double ou chaque brin séparément (voir memento p 177, 180-181 ). 3. Les connecteurs (nom générique pour mousqueton) Mémento UIAA pp 182 et 183) Le mousqueton (ou connecteur) est défini dans la no rme EN 12275 comme « un mécanisme ouvrable qui permet de se relier directement ou ind irectement à un point d’ancrage ». Un mousqueton se caractérise par trois éléments : sa m atière, son système de fermeture et son type. La norme EN 392 concerne les connecteurs pour un us age en industrie. a) Matière A l’origine, les mousquetons étaient en acier, mais en 1939, Pierre Allain réalise les premiers mousquetons en « aluminium » (en fait dura lumin ou duralium) qui ne seront commercialisés qu’après la guerre en 1947. Le même Pierre Allain utilise en 1958 le zicral, alliage possédant de meilleures caractéristiques mé caniques et surtout un poids plus léger. Par contre ces alliages sont plus sensibles au frot tement et à l’usure, ce qui justifie dans certains cas l’emploi de mousquetons en acier, qui offrent aussi généralement une résistance supérieure, mais sont beaucoup plus lourds. b) Système de fermeture i. Mousqueton simple facile à ouvrir, ce qui est un avantage pour mousqu etonner pendant la progression, mais aussi un inconvénient car une ouverture involo ntaire reste possible

3. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 3 de 22 solo, vous avez un compagnon de cordée (premier ou second) qui pourrait en subir des dommages et porter plainte contre vous. Dans le cadre d’une activité de club, vous êtes obl igés d’être en ordre au niveau de vos EPI. Les produits qui ne sont pas des EPI, mais qui peuv ent ressembler à un EPI (par exemple un mousqueton pour porte-clefs) doivent porter une men tion « NON EPI ». Les normes reprennent non seulement les spécificité s techniques auxquelles le matériel doit satisfaire, mais également les méthodes de test. h) Charge de rupture et charge utile Il faut savoir que de manière générale, les normes en rapport avec l’escalade mentionnent une charge de rupture minimale (par exemple un mousquet on doit tenir 22 kN) alors que les normes industrielles mentionnent la charge utile qui, en f onction du coefficient de sécurité variant généralement de 3 à 5, correspond donc à 1/3 ou 1/5 de la charge de rupture. Soyez attentif à cette différence si vous achetez du matériel avec d es normes industrielles. Le kg est une mesure de masse et non de poids. Le p oids est une mesure de la force due à la gravité terrestre. Il s’exprimait précédemment en k gf, mais dans le Système International de mesures, en vigueur depuis 1960, il s’exprime en ne wton (N). 1 N est la force capable de donner à une masse d’1 kg une accélération d’1m/sec2. Une masse d’1 kg soumise à la pesanteur terrestre (9,8 m/sec2) engendre une force (poids) d e 9,8 N ou 0,98 daN (décanewton). En approximation, 1 kgf = 10 N = 1 daN. Dans ce syl labus, j’utiliserai généralement le daN (valeur approximative = 1 kgf). Beaucoup de normes sont exprimées en kN ( 1 kN = 100 kgf ) . 2. LES CORDES (voir aussi Mémento UIAA pp 175 à 181) a) Les sortes de corde 2 sortes de cordes existent sur le marché : • les cordes dynamiques, utilisées en escalade (norme EN892), s’allongent pour absorber l’énergie de la chute et l’arrêter « en douceur ». La fibre de nylon a une élasticité naturelle, mais la façon de tisser les fibres pour en faire un e corde peut faire varier « l’élasticité » de cette corde. On comprend aisément qu’un câble peut facilement arrêter une chute, mais le choc brutal qui serait subi par le grimpeur lui cau serait des lésions importantes malgré le baudrier. C’est aussi le même choc que subirait l’a ncrage qui pourrait céder. La force choc mesure le choc subi par le grimpeur s toppé dans sa chute, les normes prévoient une force choc maximale pour chaque type de corde dans des conditions précises (mémento p 197). La force choc maximale autorisée de 1200 daN vient de l’estimation qu’un corps humain ne peut résister pas à une accél ération/décélération de plus de 15 G (accélération due à la pesanteur) sans subir de tra umatisme interne (donc 80 kg x 15 x 9,81 m/sec2 = 11772 N). Il faut cependant noter que des lésions peuvent survenir avec un choc supérieur à 600 daN (soit 7 G) qui est le seuil d’o ccurrence lésionnel établi par les normes européennes, ce qui explique les normes utilisées p our les longes via ferrata). • les cordes semi-statiques qui sont principalement u tilisées en spéléologie et canyoning ou comme corde de travail (norme EN1891), ont un allon gement statique de max 5%. Elles ne peuvent en aucun cas être utilisées pour l’escalade en tête de cordée car elles occasionneraient une force choc trop importante en cas de chute. b) Le facteur chute (Mémento p. 196) C’est le rapport entre la hauteur totale de chute e t la longueur de corde disponible pour retenir la chute. Plus il y a de corde disponible pour abso rber l’énergie acquise par le grimpeur pendant sa chute, moins la force choc sera importan te. En escalade, le facteur chute maximum possible est de 2 : il s’agit d’un grimpeur qui monte d’une certaine hauteur et tombe sans avoir mousquetonné de point intermédiair e : la hauteur maximale de la chute sera donc le double de la longueur de corde disponible. C’est dans cette configuration que la force choc se ra maximale.

4. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 4 de 22 c) Les cordes dynamiques 3 types de cordes dynamiques existent sur le marché : i. la corde à simple C’est une corde utilisée sur un seul brin. Elle con vient bien aux voies difficiles assez rectilignes ou aux « moulinettes ». Elle doit résister à Min 5 chutes d’une masse de 80 kg en facteur chute 1,77. Sa force choc ne peut être supérieure à 1200 daN lors de la 1 ère chute (suite à une chute, la corde devient plus ra ide car l’énergie de la chute est dissipée sous forme de chaleur à l’ intérieur de la corde, ce qui endommage les fibres et la force choc augmente). Di amètre le plus courant de 9,5 à 10,5 mm, mais on trouve aussi maintenant des cordes de 8,9 mm (plus légères, mais avec un nombre de chutes maximal moindre et un assu rage plus délicat). ii. la corde à double. Le grimpeur de tête doit s’encorder sur les deux br ins, mais un second peut s’encorder sur un seul brin, elle permet donc de gr imper en flèche avec 2 seconds. Dans les sections verticales , on ne mousquetonne qu’un brin alternativement pour limiter le tirage et la force choc. Elle est recommandée pour les grandes voies d’escalade lorsqu’une descen te en rappel est nécessaire, ainsi qu’en terrain d’aventure où la résistance des points d'ancrage (pitons, coinceurs, anneaux, ...) est plus aléatoire. De plu s, puisqu’il y a 2 brins, elle offre une meilleure protection en cas de chute de pierres ou de chute sur arête (moins de probabilité que les deux brins soient sectionnés en même temps) . Elle doit résister à Min 5 chutes d’une masse de 55 kg sur UN seul brin en facteur 1, 77. Force choc max 800 daN à la 1 ère chute. Diamètre le plus courant de 7,3 à 9,1 mm. iii. La corde jumelée C’est une corde dont les 2 brins doivent toujours être utilisés ensemble. Chaque grimpeur (inclus le second) doit s’encorder sur les 2 brins qui doivent toujours être mousquetonnés ensemble. Son avantage par rappo rt à la corde à simple est de permettre de faire des rappels. Comme la corde à si mple, elle doit tenir 5 chutes de 80 Kg en facteur 1,77 avec une force choc maximu m de 1200 daN lors de la 1ère chute, mais sur deux brins . Beaucoup de cordes sont maintenant homologuées aussi bien corde à double que corde jum elée (voire corde à simple). La différence essentielle est dans le nombre de chu tes et la force choc selon la façon de l’employer. Diamètre idem corde à double. iv. Corde rando Il existe aussi sur le marché des cordes pour la ra ndonnée. Ces cordes NE peuvent PAS être utilisée pour l’escalade SAUF (et c’est souven t le cas) s’il s’agit en fait d’une corde jumelée auquel cas elle doit porter le marquage des cordes jumelées et être utilisée comme telle ! Il peut cependant aussi s’agir de « l ongues » cordelettes (voir paragraphe 4) qui ne sont en aucun cas conçues pour absorber un choc, mais peuvent éventu ellement servir pour un rappel ou pour assurer un second. Il est quasiment impossible de voir à l’œil nu la différence entre une corde dynamique et une corde semi-statique ! d) La structure d’une corde Les cordes toronnées ne sont plus utilisées en esca lade, les cordes tressées sont composées d’une âme et d’une gaine. i. l’ âme , qui garantit 2/3 de la résistance de la corde, do it représenter minimum 50% de la masse totale de la corde. Elle est constituée d'une centaine de fils réunis en câblés toronnés ou tressés. Cette partie assure l'élastici té de la corde et absorbe l'énergie du choc en cas de chute.

8. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 8 de 22 iv. Connecteur de type D Il s'agit de la catégorie des mousquetons dits " di rectionnels " qui retiennent « captif » d’un côté du mousqueton un appareil ou u ne sangle, l’empêchant ainsi de tourner et de solliciter le mousqueton sur le petit axe. Les exigences en matière de résistance sont les mêmes que pour le s autres mousquetons. v. Connecteur de type Q (appelé communément maillon rapide ) Ils peuvent être de forme demi ronde, delta ou oval e. Le système de fermeture est obligatoirement un filetage à vis de minimum 4 tour s. Il est important pour ce type de connecteur de vérifier que le pas de vis est tot alement vissé. Leur résistance dépend du diamètre du fil d’acier qui peut varier d e 2,5 à 12 mm (et plus) et ainsi leur résistance de 175 à 7500 daN (maillon de 12 mm ). Dans le cadre EPI, le maillon rapide doit résister à 2500 daN sur le grand axe et 700 daN sur le petit axe, cela suppose un fil de minimum 7 mm de diamètre. Les maillons peuve nt être courts ou allongés, cela est fort important car dans les petits diamètres, la la rgeur d’ouverture des maillons courts ne sera pas suffisante que pour placer le maillon dans une broche (minimum 12 mm). vi. Connecteurs de type X (forme ovale) Mousquetons de sécurité, automatiques ou normaux, l eur forme symétrique est particulièrement intéressante pour des appareils à flasques écartés comme poulie ou bloqueur. Comme certains de ces connecteurs sont su rtout utilisés en spéléo où ils ne subissent pas de chocs, il faut toujours bien vérif ier les résistances qui doivent figurer sur le mousqueton et peuvent selon les marques, all er sur le grand axe de 1800 daN (ce qui est insuffisant en escalade, il faut au min 2000 da N) à 2400 daN (OK pour l’escalade). d) Marquage : Chaque mousqueton doit être marqué pour indiquer sa résistance dans les 3 cas de figure : - grand axe, - petit axe et - grand axe doigt ouvert Les valeurs sont en kN (1 kN = 100 kgf) e) Entretien i. Vérifier la fermeture du mousqueton (bon état du re ssort) ii. Ne pas huiler car l’huile retient le sable qui grip pe les mécanismes (goutte de pétrole éventuellement et bien sécher ou huile silicone spé ciale) iii. Un mousqueton tombé d’une grande hauteur doit être détruit suite au risque de présence de micro fissures qui causeraient la ruptu re du mousqueton lors d'une grande charge (chute par exemple). Le garder pour « attach er du matériel » fait courir le risque d’un jour quand même l’employer pour un autre usage . Il en va de même pour un mousqueton ayant retenu une chute importante. iv. Le marquage de mousqueton se fait uniquement par pe inture et tape, jamais avec poinçon ou marquage entamant la matière. Eventuelle ment gravure électrique près des autres marques ou sur le doigt (cela n’est cependan t pas conseillé). v. Quand le mousqueton montre une trace d’usure (Max 0 ,5 mm), une fissure, un mauvais fonctionnement du ressort du doigt, un écar t dans l’alignement axial du doigt, il doit être éliminé. Assurez-vous qu’il ne reste pas sur votre baudrier, même pour attacher vos chaussons. f) Les dégaines i. Une dégaine est constituée de 2 mousquetons reliés par un anneau de sangle cousu dont la longueur varie généralement de 10 à 25 cm e t dont la résistance est de l'ordre de 2200 daN (les coutures de qualité et en nombre suff isant n’affaiblissent pas la résistance de la sangle au contraire d’un nœud).

15. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 15 de 22 Les cuissardes sont reliées à la ceinture par deux élastiques qui maintiennent l’arrière des cuissardes en bonne position, juste sous les fesses . Si ces élastiques sont facilement détachables, cela permet de descendre le haut du pa ntalon sans enlever le baudrier ☺ Les deux pontets (celui de la ceinture et celui des cuissardes) sont reliés par un anneau central (souvent erronément appelé pontet). Pour l'encordement, la corde doit passer dans les d eux pontets : celui de la ceinture ET celui des cuissar des. L'anneau central ne sert que comme point supplément aire pour attacher le système d'assurage, le descendeur ou éventuellement la longe personnell e (de préférence la placer aussi dans les 2 pontets). Les porte-matériels sont souvent au nombre de deux de chaque côté. Selon les marques, les deux porte-matériels avants sont en plastique rigid e de façon à faciliter le placement des mousquetons des dégaines. Les porte-matériels arriè res servent pour le reste du matériel : les mousquetons de sécurité, sangles, système d'assurag e, etc. c. Entretien et contrôle Comme les autres pièces d'équipement en matière tex tile : − Eviter tout contact avec des produits chimiques (hu iles, essence, acides, etc.). − Eviter exposition aux rayons UV quand le baudrier n ’est pas porté − Durée de vie : comme les cordes, maximum 10 ans APR ES sa fabrication, mais cela dépend de l’utilisation. Au niveau de la vérification : − Vérifier qu’il n’y a pas de coupures, ni de brûlure s − Vérifier l'usure des deux pontets : ils sont souven t protégés par une pièce de tissu, quand celle-ci est usée, il est sans doute temps de songe r à remplacer le baudrier. − Vérifier l'usure de l'anneau central (pas trop de p eluches) − Vérifier le bon fonctionnement des boucles. 6. Casque Le casque d'escalade doit répondre à la norme EN 12 492. Les casques d'escalade modernes sont légers, bien v entilés et confortables, il n'y a donc plus aucune « bonne raison » de ne pas les porter . Ils protègeront aussi bien des chutes de pierres ou d’autre matériel, que du risque de cogner sa tête en cas de chute. Le port du casque se fait dès le moment où on se trouve au pied de la falaise, donc aussi pour as surer son premier. Le port du casque est obligatoire pour toutes les a ctivités organisées par la fédération. Il est très vivement recommandé pour la pratique in dividuelle et très certainement pour les enfants. Le casque doit être bien réglé de façon à avoir la partie avant quasiment horizontale. La partie arriè re est souvent plus basse de façon à protéger la nuque . Une fois réglé sur la tête du grimpeur le casque NE doit PAS basculer, ni vers l’avant, ni vers l’ar rière tout en garantissant une vision optimale. D’où l’importance de bien régler la courroie serre-tête et la jugulaire, surtout dan s les collectivités où le casque change de tête régulièrement. Après avoir subi un choc, le casque doit impérative ment être changé car il s’est déformé de façon à absorber l’é nergie du choc. 7. Chaussons d'escalade Le chausson doit permettre de bien tenir sur les pr ises et d’adhérer au rocher. La qualité des gommes utilisées pour la semelle s’est fortement améliorée depuis le début des années 90. Ces qualités ne peuvent cependant se révéler entièrement que si la semelle est propre et sèche : bien nettoyer sa seme lle est donc indispensable si on veut qu’elle adhère bi en. Il faut choisir un chausson adapté à son niveau de performance et au confort de ses pieds. Surtout pou r des débutants, il est inutile de martyriser ses pie ds. Quand on exerce une pression sur une prise, les orteils se contractent naturellement et la longueur du pied diminue créant ainsi un espace vide au bou t

5. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 5 de 22 ii. la gaine , qui garantit 1/3 de la résistance de la corde, es t constituée de fils réunis en fuseaux et tressés. Cette partie assure la prise en main de la corde, sa résistance à l'abrasion et surtout la protection de l’âme. e) Autres caractéristiques i. Une caractéristique importante est l’allongement ca r si la corde doit s’allonger pour absorber la chute en douceur, elle ne peut être un élastique car en tombant plus bas, le risque est accru de rencontrer un obstacle. L’al longement dynamique maximum admis est de 40 % lors de la première chute en facteur 1,77. L’allongement statique sous une masse de 80 kg est de maximum 10 % pour les cordes à simple et jumelées (sur deux brins) et de 12 % pour les cordes à double sur un brin. Sur une longueur 20 m, cela fait quand mêm e de 2 m à 2 m 40 ! ii. L’âme et la gaine sont indépendantes, sauf pour les cordes Unicore de Beal où âme et gaine sont « collées », ce qui augmente la sécur ité en cas de rupture de la gaine. Le glissement de la gaine suite à l’utilisation des freins d’assurage et des descendeurs peut allonger celle-ci et créer un effe t « chaussette ». Ce risque de glissement augmente avec l’humidité. Le glissement maximum autorisé (non par la norme CE, mais par le label UIAA) est de 2%. iii. La résistance statique n’est pas essentielle et est toujours suffisante pour le poids d’un grimpeur. Elle n’est pas reprise dans les norm es. La résistance d’une corde dépend non seulement de son diamètre, mais aussi de sa construction. Pour avoir une idée, les cordes dynamiques à simple ont généra lement une résistance à la rupture entre 2000 et 2400 daN et les cordes à doub le de 1400 à 1600 daN sur un seul brin. Les cordes semi-statiques de spéléo (9 à 10,5 mm) vont de 1900 à 2800 daN et les cordes de travail (10,5 et 11 mm) de 300 0 à 3200 daN. Le test de résistance est fait avec la corde enroul ée sur un tambour et non avec la corde attachée par un nœud qui affaiblit la corde ( voir chapitre 2) iv. ATTENTION : la résistance d’une corde mouillée ou g elée est fortement amoindrie. Privilégiez les traitements hydrofuges p our les cordes utilisées à l’extérieur ... personne n’est à l’abri d’une averse ! f) Les facteurs d’usure Les principaux facteurs d’usure des cordes sont : - les ultraviolets (soleil) - les agents chimiques - les frottements contre les angles vifs ou des roche s rugueuses, mais aussi dans les dégaines et le maillon rapide pour les moulinettes. Le frottement dans le dernier mousqueton pendant la phase d'allongement de la cor de lors de la retenue d'une chute provoque un échauffement et une usure importante au niveau de la gaine, parfois même le cisaillement après plusieurs chutes au même endroit. - les micro-impuretés qui entrent dans la corde et ci saillent les fibres : glissement de la corde au sol (utiliser un sac à corde), ne pa s marcher sur la corde, ... - les chutes et chocs mécaniques (marteau, crampons, chutes de pierres, ..) g) Contrôle et entretien Après chaque utilisation la corde devrait être véri fiée et toujours s'il y a eu chute . En lovant la corde, faites la vérification visuelle et en cas de doute, faites la vérification tactile. - le contrôle visuel permet de repérer toute agress ion ou lésion externe de la gaine (déchirure, usure, arrachement, ...) - le contrôle tactile permet de déceler d’éventuell es lésions internes (dans l’âme). Cette recherche doit se faire en deux temps. Le premier consiste à palper systématiquement et so igneusement l’ensemble de la corde pour découvrir des variations de diamètre ou de con sistance. Dans un second temps, on

2. Anim SNE – Club Alpin Belge Chapitre 1 - février 20 17 page 2 de 22 c) Catégorie EPI Tout EPI est classé dans une catégorie en fonction de son degré de protection contre un risque. o les EPI de classe 1 protègent contre des risques mi nimes, ce sont par exemple les lunettes de soleil. Ils sont auto-certifiés par le fabricant et doivent porter sur chaque exemplaire le marquage : CE. o Les EPI de classe 2 protègent contre des risques pl us importants. Pour le matériel d'escalade, il s’agit par exemple les casques. Ils sont certifiés par un laboratoire agréé, doivent être vendus avec une notice d'information e t porter sur chaque exemplaire le marquage : CE15 (15 = année de fabrication) o Les EPI de classe 3 protègent contre des dangers mo rtels ou qui peuvent nuire gravement et de façon irréversible à la santé. Tous les EPI destinés à protéger contre les chutes de hauteurs sont dans cette catégorie (corde s, harnais, connecteurs, etc.). Ils sont certifiés et contrôlés annuellement par un laborato ire agrée, ils doivent être vendus avec une notice d'information et porter sur chaque exemplair e un marquage comme : CE150082 (15 = année de fabrication ) et (0082 = numéro du labor atoire agrée) ainsi que la norme de référence (Ex EN892 pour les cordes d'escalade) d) Marquage complémentaire Il existe d'autres marquages définis par les normes CEN, destinés à identifier différents types d’un même produit. Ils sont situés sur chaque exemp laire et sont indélébiles. Par exemple : les mousquetons HMS (pour assurer au demi-cabestan) sont marqués H, les mousquetons pour via ferrata sont marqués K. e) Contenu de la notice d’information La notice d'information doit contenir, outre les no m et adresse du fabricant, les instructions : - d'utilisation, - d'entretien, - de durée de vie du produit, - de signification du marquage. Elle doit être rédigée dans la ou les langues de l' état membre destinataire. Elle doit accompagner chaque exemplaire du produit. Pour les produits de petite taille (mousquetons, sangles de dégaine, pitons), le client peut avoir u ne notice à disposition dans le magasin. f) Différence entre certification CE et label UIAA Le label UIAA n'est pas une norme, mais un label. I l est décerné par l'Union Internationale des Associations d'Alpinisme suivant un cahier des char ges établi par ses membres. Moyennant cotisation et conformité au cahier des charges, il est possible d'apposer le label UIAA sur le produit. Obtenir un label est une démarche volontai re et non obligatoire de la part d'un fabricant. Un EPI peut être vendu dans l’UE sans label UIAA, m ais pas sans marquage CE. g) Portée d’une norme La certification CE est obligatoire pour les EPI de puis le 1 er juillet 1995. Les produits non conformes peuvent être saisis par les organismes de contrôle. Un produit non conforme aux normes européennes ne peut être vendu dans aucun pa ys de l’UE, quelle que soit sa provenance. Pour le consommateur, le sigle " CE " sur le produit est l'assurance de sa conformité. La loi oblige tout organisme ou personne quelconque qui met à la disposition d’autrui un EPI, même gratuitement, d’assurer que cet EPI est aux no rmes et que les directives en matière de gestion des EPI ont bien été respectées. A titre in dividuel, chacun est libre d’utiliser un EPI non CE (par exemple grimper avec une corde en chanvre o u avec un baudrier de fortune confectionné avec des sangles), MAIS s’il occasionne des dommage s à un tiers, il pourrait se le voir reprocher. A titre individuel, vous êtes « libres » d’utiliser ce que vous voulez, mais à moins de grimper en

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